- Lieutenant Emile BARBIER -

(Briey.1888 / Grasse.1969)

Artilleur & Photographe

Son album photographique de la Grande Guerre


Lieutenant Emile BARBIER - Mai 1915 Lieutenant Emile BARBIER - 1916 Lieutenant Emile BARBIER - Septembre 1916 Lieutenant Emile Barbier - Alger 1917 Lieutenant Emile BARBIER - Paris 1918

Portraits du lieutenant Emile Barbier durant la Grande Guerre


Dés la première heure, le lieutenant Emile BARBIER est engagé dans le premier conflit mondial, au 5ème Régiment d'Artillerie à Pied, 2ème Batterie. De août à décembre 1914, Il est basé au fort de Vaux, en qualité de Sous/lieutenant.

Fin décembre 1914, il prendra le commandement de la Batterie B, dit des "Batterie des Cottelettes", du nom du lieu où était implantée la 13ème batterie, le "Ravin des Cotelettes" situé au sud de Samogneux, à la cote 344. En février 1916, au cours de la célèbre bataille de Verdun, il est griévement blessé et hospitalisé à l'hôpital militaire Degesnette, à Lyon, où il est soigné pour une grave commotion cérébrale.

Début mai 1916, il est envoyé en convalescence à Menton. Après une période de 2 mois dans le Sud de la France, il est affecté au Régiment d'artillerie d'Avranches (Manches). Complètement rétabli, en mars 1917, il est envoyé en Algérie, où il commandera le 6ème groupe d'artillerie à Pied d'Afrique, composé de 5000 militaires, essentiellement des Soldats Créoles.

De retour d'Algérie, Il assistera aux fêtes de l'Armistice à Gien. Du 8 décembre 1918 au 20 avril 1919, le lieutenant Emile BARBIER, décoré de la Croix de Guerre, avec trois citations sera affecté en Allemagne, à Spire. Durant cette période d'occupation du Palatinat par la France, il assurera le commandement d'une autre batterie. Après sa dernière permission (un voyage d'agrément d'un mois en Corse), il sera complétement démobilisé, fin avril 1919.

Observateur averti et conscient d'être témoin de son temps, c'est avec le regard et la sensibilité du photographe, qu'il témoigne en fixant sur la péllicule, au jour le jour, les nombreux évènements militaires, civils et religieux auxquels il participe, ou en est l'observateur.

Emile Barbier développe ses photographies sur le front et en envoient dans sa famille et à de nombreux correspondants (avec lesquels il échange des cartes postales) en France, en Italie, en Suisse ou en Espagne. Ordonné et organisé Emile Barbier envoya réguliérement sous enveloppes ses prises de vues, à sa cousine Marthe BEETS de Nancy, afin qu'elle les lui conservent précieusement jusqu'à son retour de la guerre. D'après les renseignements figurant au dos d'une de ces enveloppes, c'est plus de 43 envois qui ont été effectué par l'artilleur-photographe.

Ces documents sont d'une richesse historique et iconographique incontestable, ils se présentent sous forme de petites vignettes de 4 X 4 cm. Seules 7 de ces enveloppes ont été retrouvées. C'est à partir du contenu de 4 de ces enveloppes que sont constituées les 2 premières Galeries sur Verdun et les 2 sur Alger présentées dans ce site. Les autres galeries sont constituées d'une sélection de photographies du même type, retrouvées en vrac dans une boite. Les légendes et dates des photogaphies présentées sont scrupuleusement celles que le lieutenant Barbier avaient annoté au verso de chaque photographie. La dernière galerie "guerre 1914/1918" présente des photographies qui malheuresement n'ont pas été ou incomplétement annoté.

Ce sont donc plus de 180 photographies inédites de la Grande Guerre qui constitue le premier "L'album photographique virtuel", du Lieutenant Emile BARBIER.


Photo montage d'Emile Barbier, réalisé à Alger, en mai 1917

Photo montage d'Emile Barbier, réalisé à Alger, en mai 1917.


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